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1) au bout de
5 ans la question de la pérennisation des activités et
des emplois créés.
La circulaire de la DGEFP (Direction Générale
de l’Emploi et de la Formation Professionnelle) n° 2001-33
du 25 septembre 2001 était très attendue. Elle précise
les conditions de sortie du programme «nouveaux services Emplois
jeunes». Les employeurs ayant déjà signé
des conventions, ont dû compléter un «dossier employeur»
à rendre à leur DDEFP avant le 30 novembre 2001. Ce dossier,
composé de 4 cahiers, a pour objectif de permettre à l’employeur
de faire le point sur une situation, de préciser ses perspectives
et de se positionner par rapport aux mesures du plan gouvernemental,
à savoir :
La mesure d’épargne
consolidée. Cette mesure vise les associations qui ont commencé
à dégager des recettes complémentaires avec l’aide
de l’Etat, mais sans pour autant pouvoir assurer leur équilibre
à l’arrêt de celle-ci, au bout de 5 ans. Elles ont
un potentiel, des marges de progression, mais ont besoin de temps. Elles
peuvent par anticipation dans un premier temps, épargner sur
l’aide initiale pendant un, deux ou trois ans, pour bénéficier
ensuite, durant une période complémentaire de trois ans,
d’un reversement de leur épargne abondée d’une
prime de 15244,90 €. Leur projet bénéficie ainsi
d’une garantie de ressources dégressives sur 8 ans contre
5 ans dans le système fédéral.
Les conventions pluriannuelles qui interviennent à la fin de
la période initiale de 5 ans. Il s’agit des associations
qui rencontrent des difficultés pour dégager des recettes
complémentaires, en raison des particularités de leur
activité. Le choix d’un territoire, d’un type de
publics, de certains services qui se prêtent moins que d’autres
à une facture aux usagers, se traduit pour elles par le besoin
d’un laps de temps complémentaire pour asseoir leur équilibre
financier. Le maintien d’une aide de l’Etat modulable de
10671,43 € en moyenne par poste sur 3 ans doit leur permettre pour
l’établissement d’autres partenaires d’assurer
cet équilibre.
Une aide spécifique est également prévue pour les
collectivités locales.
Trois alternatives sont possibles au bout des 5 ans :
Fin des aides de l’Etat (précision environ 25% des personnes
employées sans contrat emploi jeune).
La mesure d’épargne consolidée (30%).
La mesure des conventions pluriannuelles.
Les employeurs sont donc confrontés à
un choix difficile et aléatoire entre une demande d’épargne
consolidée et une convention pluriannuelle.
En résumé, ce qu’il est bon de savoir lorsque l’on
veut souscrire à la convention pluriannuelle :
Si le dossier ne correspond pas à la convention pluriannuelle,
la DDTEFP aura la possibilité de vous demander de vous repositionner
sur l’épargne consolidée.
Le montant de l’aide sera calculé en fonction des éléments
fournis dans l’auto diagnostic (dossier). Ce montant peut-être
inférieur, égal ou supérieur au montant de l’épargne
consolidée.
L’intervention d’autres partenaires est un gage de reconnaissance
de l’utilité sociale.
Deux précisions restent encore à formuler :
Une même structure ayant plusieurs emplois jeunes peut demander
une épargne consolidée pour l’un et une convention
pluriannuelle pour l’autre. Les structures peuvent donc demander
des aides différentes pour des postes différents.
L’attestation d’activité (dossier employeur) est
un outil facultatif permettant à chacun (salarié ou bénévole)
de faire reconnaître ses compétences. C’est un préalable
à une demande de validation des acquis de l’expérience.
Les évaluations significatives.
EDF et les Agences de l’EAU ont soutenu le programme
NSEJ (Nouveaux Services Emplois Jeunes) de l’ancien gouvernement,
et apportés des aides significatives aux employeurs associatifs.
Comment cette entreprise et cet établissement public se positionnent
respectivement suite à la fin du dispositif Emplois Jeunes.
Le point sur l’aide financière des Agences de l’eau
:
En fonction de l’intérêt environnemental et notamment
celui lié à la préservation de la ressource en
eau, des nouveaux services crées par les Emplois Jeunes, les
Agences le l’Eau pourraient aider à la réalisation
de certaines missions.
Les actions qui participent pleinement à la politique de l’eau
tel que définit dans le programme des Agences pourraient obtenir
une aide financière des Agences de l’eau. Affaire à
suivre.
Pour en savoir plus
:
Circulaire DGEFP n° 2003/04 du 04 mars 2003 sur le pilotage du programme
“Nouveau services - emplois jeunes” (format Pdf)
Circulaire DGEFP n° 2002-53 du 10 décembre 2002 relative
à la sorties du programme NSEJ (format Pdf)
Lettre de M. Fillon du 08 novembre 2002 concernant les orientations
retenues par le Gouvernement sur l’évolution du programme
(format Pdf)
2) Les emplois et la validation de l’expérience
des acquis (V.A.E)
La validation des acquis de l’expérience passe par la formalisation
des compétences acquises en situation de travail est fondamental
pour les salariés.
La possibilité de valider les acquis de l’expérience
(V.A.E) grâce au vote de la
loi dite de modernisation sociale du 17 janvier 2002 ,
permet d’accéder par cette voie à n’importe
quel titre ou diplôme avec trois années d’expérience.
C’est une révolution.
La validation des acquis de l’expérience
- VAE- en bref :
Le jury pourra accorder la totalité de la certification
Les compétences professionnelles acquises au travers d’activités
bénévoles sont prises en compte.
La durée minimale de l’expérience exigée
est abaissée de 5 à 3 ans.
Prolongement de l'aide d'EDF
Par un courrier en date du 7 juillet
dernier, Electricité de France a confirmé son engagement
en faveur du développement de lemploi sportif, tel quil
sest développé au sein des structures de la Fédération
de canoë-kayak.
En réponse à nos interrogations,ce courrier précise
:« ce soutien sera apporté à hauteur de lenveloppe
budgétaire consacrée aux emplois suivis actuellement pour
trois ans,à savoir: 2003-2004-2005» dans le but «daccompagner
la pérennisation des emplois créés de 1997 à
2000» et il ajoute «selon les critères de contribution
définis d un commun accord».
Par ailleurs, il est bien précisé
que «au-delà, soit en 2006, 2007, seuls les contrats non
échus, à savoir ceux qui ont été signés
en 2001, 2002, seront pris en compte à hauteur du co-financement
initial ».
Dans lattente de cette confirmation,
le Conseil fédéral du 28 juin avait désigné
un groupe de réflexion chargé de définir les critères
qui permettront à une Commission dévaluation de
juger de la pertinence du prolongement de ces aides en faveur de nos
structures.
Dans ses premières conclusions,
le groupe de travail a dabord admis 3 principes :
tous les emplois
jeune sont susceptibles d'obtenir une aide y compris ceux qui ne bénéficient
pas d'un financement d'EDF,
le montant des
aides sera défini selon leur degré de pertinence,
la décision
doctroi ou de non octroi sera annuelle et révisable aux vues
des éléments statistiques.
De plus,ont été identifiés deux critères déligibilité
incontournables :
lemploi
concerné devra bénéficier dun des deux dispositifs
de pérennisation proposés par l Etat,
la structure
concernée devra avoir soigneusement renseigné la base de
données fédérale qui comportera une rubrique spécifique
à ces Emplois Jeunes.
Enfin, parmi les critères qui seront soumis à l appréciation
de la Commission d évaluation, figureront des éléments
qualitatifs et quantitatifs concernant :
les projets de
développement,
les chiffres
clés,
les labels,
les actions spécifiques
en faveur de l insertion, de lenvironnement, de la sécurité,
en lien notamment avec le partenaire EDF,
la nature des
emplois et leurs effets,
les capacités
de pérennisation.
Lensemble de ces propositions a reçu lapprobation dEDF.
Vous aurez compris que cette démarche a pour finalité de
donner tout son sens au partenariat instauré entre la FFCK et EDF.
Depuis cinq ans, javais souvent attiré votre attention sur
le fait que les nouveaux emplois jeunes avaient pour mission première
de favoriser le développement de la vie associative dans une
logique de projet de club, de département ou de région
sinscrivant
dans le projet de développement fédéral.
Le moment est venu de vérifier que la dynamique est en marche et
de remercier encore une fois Electricité de France et son Président
pour avoir accepté de nous accompagner et de nous soutenir dans
notre démarche de développement.
La confiance ça se mérite.
Le Président,
Christian HUNAUT
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