L’arrêté du 30 septembre 2004 du Ministère de l’Equipement, du Transport, de l’Aménagement du Territoire, du Tourisme et de la Mer, modifiant l’arrêté du 23-11-1987 relatif à la sécurité des navires est paru au Journal Officiel le 28 octobre 2004.
L’arrêté du 7 mars 2005 qui vient modifier quelques points de l’arrêté du 30-09-2004 est paru au Journal Officiel le 14 mai 2005.
 
SOMMAIRE

INFORMATIONS GENERALES
Présentation

1. Définition
2. Les catégories
3. Le Ratio L/l
4. Les Pirogues, le VA’A
5. La flottabilité
6. Le matériel d’armement
7. Réglement spécifique aux bateaux de compétition.
PROCEDURE A SUIVRE
8. La procédure d’immatriculation des kayaks et des pirogues.
9. La procédure d’homologation des kayaks et des pirogues de la F.F.C.K.
10. La procédure d'homologation des kayaks et pirogues de compétition de la FFCK.
LES TEXTES
Synthèse de l’arrêté du 30-09-2004 et du 07-03-2005
L’arrêté du 30-09-2004 relatif à la sécurité des navires
L’arrêté du 7-03-2005

DOCUMENTS UTILES
Le modèle d’attestation sur l’honneur – annexe A -
Le modèle d’attestation de constructeur professionnel – annexe D -
Le modèle de dossier technique à conserver 10 ans – annexe C -
La norme EN ISO 12217-3 relative aux matériaux de flottabilité - annexe B -
La procédure d’homologation de la F.F.C.K.
Modalité de vérification des embarcations

Fiche d’identification d’un navire de compétition
EN SAVOIR PLUS
Liens utiles

 
INFORMATIONS GENERALES

Le nouvel arrêté entre en vigueur le 1er janvier 2005. Les exigences réglementaires sont globalement allégées pour aller vers une plus grande liberté des pratiquants, mais aussi pour favoriser leur responsabilisation.
L’arrêté apporte quelques modifications au précédant, qui vont pour beaucoup en faveur de la pratique du kayak de mer, notamment par une diminution des contraintes de flottabilité, par la prise en compte des pirogues multicoques, mais aussi par la possibilité d’auto-certification des kayaks de mer.

Une nouvelle période de 2 ans, allant jusqu’au 31 décembre 2006, est ouverte pour permettre de faire homologuer « les bateaux non approuvés, ou ayant bénéficié d’une dérogation pour naviguer au-delà d’1 mille », mais aussi pour les professionnels de procéder à des modifications sur leurs bateaux de séries. Au-delà, les bateaux non approuvés seront considérés comme engins de plage.
L’ensemble des éléments de cette nouvelle réglementation des kayaks de mer, ainsi que les démarches à suivre sont définis dans les deux documents suivants «Synthèse de l’arrêté du 30-09-2004 et du 07-03-2005» et «Procédure d’homologation des kayaks et des pirogues de la F.F.C.K.».

 

1. Définition :
Les kayaks de mer sont définis comme des embarcations légères de plaisance.

2. Les catégories :
Les 6ème et 5ème catégories sont supprimées. C'est-à-dire qu’elles ne seront plus attribuées par les constructeurs ou les commissions de certification FFCK. Les propriétaires des kayaks homologués peuvent néanmoins conserver le bénéfice de la précédente homologation et continuer à naviguer avec la carte d’immatriculation en 6ème catégorie délivrée par les Affaires Maritimes.
Les nouvelles catégories A, B, C et D sont des catégories de conception des navires. Elles sont définies, non plus en fonction de la distance d’éloignement d’un abri, mais en fonction de grandes zones de navigation, (hauturière, large, côtière…) et de condition et de l’état de la mer. Elles représentent une indication au pratiquant sur les conditions de navigation pour lesquelles son embarcation est adaptée, et au-delà des quelles elle ne l’est plus.

Deux catégories concernent les kayaks de mer :
Catégorie C : Navire pour la navigation a proximité des côtes , dans les baies, estuaires, lacs et rivières (vent f. 6, vagues 2m)
Catégorie D : Navire pour la navigation en eaux protégées, petits lacs, rivières et canaux (vent f. 4, vagues 0,5 m).
Les distances d’éloignement d’un abri (2 milles et 5 milles) définissent non plus les catégories, mais les conditions réglementaires de navigation.

3. Le Ratio L/l est supprimé

4. Les Pirogues, le VA’A :
Les embarcations multicoques sont prises en compte, à condition que le(s) flotteur(s) latéral(aux) soit d’une longueur minimum de 1,5 m, et que la largeur minimum, obtenue par l'addition de la largeur de toutes les coques, soit de 0,40 m.

5. La flottabilité :
Les propositions faites aux Affaires Maritimes, suite à des tests menés en 2003 en présence de représentants du Bureau de Plaisance des Affaires Maritimes, du centre de sécurité des navires de Saint Malo, de la Fédération des Industries Nautiques, de la F.F.C.K., du Centre National de Kayak de Mer de Dinard, des Pagayeurs Marins, de C.K. Mer, du club de Brest, d’un CTR de Bretagne, des constructeurs (Dag, JFK mer, Kerk Diffusion, Mack, Plasmor, Polyform et Rotomod) ont été retenues.
Elles consistent à réduire sensiblement le volume de moussage et améliorer d’autant la capacité de chargement dans les caissons.

Les nouvelles conditions de flottabilité :
Le kayak flotte horizontalement en eau douce avec une stabilité longitudinale et transversale satisfaisante, les deux pointes ou le point le plus haut de l’hiloire, selon le cas, émergeant d’au moins 2 cm, en étant rempli d’eau et lesté de 15 Kg de fer par personne embarquée.

Les matériaux de flottabilité :
Les mousses à cellules fermées ne sont plus l’unique procédé possible pour garantir la flottabilité. En application de la norme EN ISO 12217-3, quatre types de matériaux sont désormais utilisables, et leurs caractéristiques techniques sont décrites dans son annexe C.
Il s’agit des :
- réservoirs d’air intégrés
- réservoirs d’air
- sacs gonflés en permanence
- matériaux à faible densité.
La vérification des caractéristiques de flottabilité des 3 premiers types de matériaux relèvent de la compétence des constructeurs professionnels puisqu’elle nécessite la mise en place de tests de pression avec une logistique lourde (ces tests sont décrits dans l’annexe C de la norme EN ISO 12217-3).

La F.F.C.K. ne s’engagera lors des sessions d’homologation à vérifier que les bateaux équipés de matériaux à faible densité, autrement dit le moussage.

6. Le matériel d’armement :
Pour une navigation jusqu’à 2 milles, toute embarcation doit disposer à bord du matériel suivant :
• un gilet de sauvetage aux normes européennes par personne embarquée.
• un bout d’amarrage muni d’un mousqueton, d’une longueur au moins égale à la longueur du bateau
• une pagaie de secours
• une dispositif permettant d’assurer l’étanchéité du ou des trous d’hommes, sauf pour les sit on top
• une écope reliée par un bout au bateau ou une pompe d’assèchement, sauf si le cockpit est auto videur
• un taquet (ou dispositif équivalent) permettant le remorquage
• une ligne de vie
• un moyen lumineux de repérage (lampe flash, bâton luminescent…)

Pour la navigation au-delà de 2 milles et jusqu’à 5 milles d’un abri, cette liste est complétée par :
• une lampe électrique étanche en état de marche
• un compas magnétique conforme à une des normes suivantes : ISO 613, ISO 10316, ISO 14227
• 3 feux rouges à main conforme à la division 311 « équipement marin »
• une corne de brume
• une carte marine de la zone de navigation concernée
• un miroir de signalisation
• un dispositif d’aide à l’esquimautage ou un flotteur de pagaie, sauf pour les sit on top

7. Réglement spécifique aux bateaux de compétition.
Du côté des AFMAR : Conformément à l’arrêté du 30/09/04 relatif à la sécurité des navires, à partir du 01/01/2007, seules les embarcations immatriculées auprès de la Direction Départementale des Affaires Maritime (D.D.A.M.) seront autorisées à naviguer au-delà de la bande des 300 mètres et jusqu’à 2 ou 5 milles d’un abri, en fonction du matériel d’armement de l’embarcation. Au-delà de cette date toute embarcation non immatriculée sera considérée comme engin de plage et limitée à une navigation dans la bande des 300 mètres.
L’arrêté du 30/09/2004 définit ensuite plusieurs dérogations spécifiques aux embarcations de compétition, relatives aux conditions de flottabilité et à la liste du matériel d’armement. Pour la flottabilité, ce ne sont pas les conditions de flottabilité définies dans l’arrêté du 30/09/2004 qui s’appliquent, mais celles définies dans le règlement sportif de la FFCK. Pour le matériel d’armement, les bateaux peuvent être dispensées de la pagaie de secours et, pour une navigation effectuée au delà de 2 milles d’un abri avec un accompagnement approprié, du matériel de signalisation.
Du côté de la FFCK : Actuellement en merathon, les embarcations ne sont pas immatriculées et bénéficient d’un système dérogatoire jusqu’au 31/12/2006, leur permettant de naviguer jusqu’à 1 mille d’un abri. Sur les compétitions officielles de merathon, le manquement aux règles communes de flottabilité et d’armement rend les embarcations moins sures. Ce déficit de sécurité passive est compensé par la mise en place par l’organisateur de moyens de secours terrestre et nautiques qui doit respecter le cahier des charges de la FFCK. Cette compensation n’existe plus en situation d’entraînement à la compétition et représente un risque accidentogène non négligeable.
Pour veiller à ce que le merathon poursuive son développement et que les conditions réglementaires permettant de garantir pour l’entraînement et la compétition, des conditions de navigation allant jusqu’à 2 et 5 milles d’un abri, l’ensemble de la flotte des embarcations de compétition doit être immatriculé avant le 31/12/2006.
En conséquence, pour mettre son bateau de compétition en conformité avec la réglementation AFMAR, tout propriétaire doit choisir entre les deux possibilités suivantes :
• Soit mettre son embarcation en conformité complète avec la réglementation en vigueur (conditions de flottabilité, matériel d’armement et démarche d’immatriculation)
• Soit mettre son embarcation en conformité et bénéficier des conditions dérogatoires spécifiques aux embarcations de compétition
.

 
PROCEDURE A SUIVRE

8. La procédure d‘immatriculation des kayaks et des pirogues : 3 étapes
Tout propriétaire désirant faire immatriculer son kayak ou sa pirogue par les Affaires Maritimes doit suivre 3 étapes consécutives,
• L’identification
• L’approbation
• L’immatriculation

• L’identification
Toute embarcation doit être identifiée avec le numéro d’identification H.I.N (Hull Identification Number) conforme à la norme ISO 10087 qui peut être délivré :
- soit par le constructeur professionnel pour chaque bateau qu’il produit, ou qu’il reconditionne,
- soit par la F.F.C.K. au moment des commissions d’homologation fédérales,
- soit par les Affaires Maritimes pour tous les autres bateaux, notamment ceux dont le propriétaire envisage de demander leur immatriculation en produisant une attestation sur l’honneur. Ces personnes devront donc demander la délivrance d’un n° HIN préalablement à l’envoi de leur attestation sur l’honneur aux Affaires Maritimes.

Ce Numéro H.I.N. fait partie de la fiche signalétique qui sera collée de manière inamovible à l’intérieur du bateau et qui comportera les informations suivantes :
- pour les bateaux de construction professionnelle : le nom du constructeur, le numéro H.I.N., le nom de la série, le nombre de personnes autorisées à bord, la distance maximale d’un abri, et la mention « conforme à la division 224 ».
- pour les bateaux de construction amateur, et professionnelle non identifié : Le numéro H.I.N, la catégorie de conception, la distance maximale d’un abri, le nombre de personnes autorisées à bord.

• L’approbation
Toute embarcation doit être approuvée par la production d’une attestation de conformité selon une des trois possibilités suivantes :
- Attestation sur l’honneur (annexe A) : La principale nouveauté instituée par l’arrêté du 30.09.04 est la possibilité pour tout propriétaire d’approuver par lui-même de la conformité de son embarcation en remplissant une attestation sur l’honneur. Il y a une mesure de vigilance pour cette nouvelle possibilité, puisqu’il sera demandé à ces propriétaires désirant vendre leur bateau dans un délai de 5 ans à compter de l’immatriculation, de le faire approuver préalablement à la vente par un organisme notifié.
- Attestation du constructeur professionnel (annexe D) : Les constructeurs professionnels approuveront les nouveaux bateaux qu’ils produisent, mais aussi le stock des bateaux homologués en 6ème catégorie produits avant 2005 qu’ils peuvent encore commercialiser, ou encore ceux qu’ils ont déjà vendus et dont les propriétaires leur demandent qu’ils soient mis en conformité avec la nouvelle réglementation. Dans tous les cas, le constructeur doit fournir à son client une attestation de conformité à la nouvelle réglementation pour chaque unité vendue ou reconditionnée.
- Attestation de la F.F.C.K : Les Affaires Maritimes délivrent toujours la délégation à la Fédération pour organiser des commissions d’homologation selon la procédure décrite dans le document « procédure d’homologation des kayaks et des pirogues de la F.F.C.K.». La F.F.C.K. délivrera au propriétaire une attestation d’approbation pour chaque embarcation ayant été homologuée, qu’il conservera à disposition de l’administration pendant 10 ans.

• L’immatriculation :
La délivrance de la carte d’immatriculation est l’acte administratif des Affaires Maritimes qui délivre le titre d’Embarcation Légère de Plaisance et confère les prérogatives de navigation définies dans l’arrêté (2 et 5 milles…), à défaut, l’embarcation sera considérée comme un engin de plage.
Pour demander l’immatriculation de son embarcation aux Affaires Maritimes, tout propriétaire doit fournir l’une des 3 attestations suivantes :
- Soit une attestation sur l’honneur,
- Soit une attestation du constructeur,
- Soit une attestation d’approbation de la F.F.C.K.
Tout propriétaire devra conserver à disposition de l’administration pendant 10 ans un dossier technique (annexe C) comportant ses noms et coordonnées, le type, le nom et les dimensions de l’embarcation, la distance maximale d’éloignement d’un abri et le nombre de personnes pouvant prendre place à bord. Les informations de ce dossier technique seront reprises dans l’attestation d’approbation fournie par la F.F.C.K. aux propriétaires de bateaux approuvés en commission d’homologation fédérale

.• Les kayaks homologués en 6ème catégorie
Les propriétaires de bateaux homologués en 6ème catégorie avant 2005 possédant leur carte d’immatriculation ont la possibilité de ne faire aucune modification sur leur bateau et continuer à naviguer dans les mêmes conditions.
Ils ont aussi la possibilité de bénéficier de la diminution des conditions de flottabilité qu’apporte la nouvelle réglementation, auquel cas ils suivront une nouvelle démarche administrative complète.

 

9. LA PROCEDURE D’HOMOLOGATION DE LA F.F.C.K.
En application de la délégation du Ministère de l’équipement, des transports, de l’aménagement du territoire, du tourisme et de la mer, la F.F.C.K. reconduit l’organisation des commissions d’homologation selon les mêmes modalités que précédemment, mais les démarches administratives sont simplifiées et décrites dans les documents ci-dessous.
- La procédure d’homologation de la F.F.C.K.
- Modalité de vérification des embarcations (à l’attention des membres des commissions de certification)

 

10. La procédure d'homologation des kayaks et pirogues de compétition de la FFCK
Pour mettre en conformité son bateau de compétition selon les conditions dérogatoires relatives à la flottabilité et au matériel d’armement, tout propriétaire doit suivre la procédure suivante :
• Mettre son embarcation en conformité avec le règlement sportif merathon de la FFCK
Identification : Renseigner une fiche de demande d’identification fédérale spécifique aux embarcations de compétition, et l’envoyer par courrier à la fédération.
Approbation : La fédération délivrera au propriétaire une attestation d’approbation « bateau de compétition » et un numéro H.I.N. et inscrira le modèle d’embarcation sur le fichier national.
Immatriculation : Demander l’immatriculation de son embarcation aux Affaires Maritimes en produisant la copie de son attestation d’approbation « bateau de compétition »

 
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Antoine DUCOURET - FFCK
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