Plan fédéral « Citoyens du sport »

La citoyenneté, c’est la qualité d’un citoyen.

Être citoyen au sein de notre société, c’est être porteur des valeurs de la République : Liberté, Egalité, Fraternité. Ces valeurs cardinales se concrétisent  par des actions quotidiennes liées entre autres à l’entraide, à la solidarité, au civisme ou encore au développement durable dans son sens large. Chacune d’entre elle permet d’agir dans le sens du « bien vivre-ensemble« .

Le plan fédéral « Citoyens & Citoyennes du sport » permet de développer un projet pour sensibiliser davantage nos pratiquants aux valeurs citoyennes par la pratique de nos activités sportives, et de lutter par conséquent contre toutes paroles ou comportements contraires. C’est aussi promouvoir à tous un accès égal à nos pratiques.

Le canoë-kayak est un support formidable pour l’intégration de publics variés et la transmission de bonnes pratiques. Il est facilement accessible à tous (jeunes, élèves, adultes, sport-santé, seniors, personnes en situation de handicap…), il permet à chacun de s’investir dans différents rôles sociaux (sportifs, bénévoles, juges ou arbitres, entraîneurs, animateurs…) et nos lieux de pratique se prêtent tout particulièrement à des actes de sensibilisation à l’environnement.

Afin d’accompagner les acteurs du sport, la Pôle Ressources National Sport, Education, Mixité, Citoyenneté (SEMC) met à disposition de nombreux outils pour mieux comprendre toutes ces thématiques et pour agir en citoyen et citoyenne du sport quel que soit la pratique (loisir ou compétition), que l’on soit kayakiste ou céiste, débutant ou expert…

Que vous soyez adhérent(e), cadre ou entraîneur(e) ; formateur ou formatrice ; juge ou arbitre, sportif ou sportive de haut niveau, les ambassadeurs des valeurs citoyennes et sportives c’est vous. On a tous un rôle à jouer pour mieux vivre ensemble.

Les valeurs de la pagayeuse et du pagayeur citoyen

  • Se former, transmettre, veiller les uns sur les autres
  • Se surpasser
  • Respect de soi, des autres, des règles et de l’environnement
  • Solidarité, intégration, accessibilité
  • Santé physique, morale, sociale
  • Vivre-ensemble, convivialité, civisme
Le respect

Le respect de soi : c’est prendre soin de soi, ne pas se mettre volontairement en danger. C’est aussi assumer ses choix et ses actions, être autonome.

Le respect des autres : prendre en considération chaque individu quelles que soient ses différences (âge, sexe, croyance, apparence, état de santé…).

Le respect de l’environnement : c’est penser à la trace que l’on laisse à court, moyen ou long terme. Il s’agit aussi bien de l’environnement naturel (plan d’eau, chemin, parc…) que des lieux que l’on partage (club, vestiaire, salle de musculation, plan d’eau…).

Le respect des règles : c’est accepter et participer à l’application de règles explicites (règlement intérieur, règlement de l’activité, lois…) mais aussi des règles implicites (règles de vie en groupe, fair-play…). On peut rattacher cela à une autre valeur, la justice qui fait elle-même écho à l’égalité des chances ou de traitement.

Le civisme

Le civisme, c’est donner la priorité aux intérêts communs sur des intérêts personnels. C’est travailler dans un contexte de coopération ou d’entraide.

C’est faire preuve de cohésion pour ne faire plus qu’un, ou encore être prêt à agir de manière solidaire avec une ou des personnes en difficulté.

Le vivre-ensemble

Le vivre-ensemble est un concept qui exprime les liens pacifiques, de bonne entente qu’entretiennent des personnes les unes avec les autres dans leur environnement, leur territoire.

Ce concept rappelle le respect de l’environnement que l’on partage.

Il va aussi au-delà du respect des autres en suggérant l’idée d’intégration de publics variés. C’est-à-dire faciliter leur insertion dans nos structures, dans nos clubs, mais aussi leur permettre de s’identifier en tant qu’adhérent.e du club, de la FFCK et de pouvoir en être fier.

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Les contre valeurs

Voici quelques exemples de contre-valeurs. Celles-ci mais d’autres encore doivent être réprouvées et surtout, ne pas être banalisées.

La discrimination

Juridiquement, il s’agit d’un acte isolé ou répété fondé sur l’un des 20 motifs pré-identifiés (âge, sexe, apparence, origine…). Une action de discrimination conduit notamment à réaliser une inégalité de traitement impactant par exemple l’accès à l’emploi ou encore la pratique sportive.

Liens utiles : site de SOS homophobie, site de la LICRA, site du Défenseur des Droits.

L’exclusion

C’est la mise à l’écart d’une personne ou d’un groupe au sein d’un ensemble.

Le bizutage

C’est un agissement répété ou non, plaçant la victime dans une situation dégradante. C’est à la victime, et à elle seule, de décider ce qui constitue une situation dégradante.

Harcèlement

Le harcèlement peut devenir discriminatoire lorsqu’il est lié à l’un des 20 motifs pré-établis. Ce comportement a pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne et de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant.

L’absence ou le manque de respect

L’absence ou le manque de respect, c’est le fait de ne pas suivre les règles qu’elles soient implicites ou explicites ; c’est ne pas prendre en considération une personne ou un lieu.

Le sexisme

C’est une attitude discriminante fondée sur la notion de sexe. Même si la plupart du temps ce sont les femmes qui en sont victimes, cette notion est aussi valable pour les hommes. Il s’agit parfois d’expression ou d’un choix de vocabulaire inadapté.

La violence

Les violences (physiques, psychologiques) sont des actes répétés ou non, volontaires ou non, portant atteinte à l’intégrité de la personne qui en est victime.

Le gaspillage

C’est l’action d’utiliser des ressources de manière excessive et inutile par rapport à un besoin précis.

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