à Joinville le Pont le 17 ocotbre 2008

Au revoir Bernard

Bernard NIRO, Président du Comité Régional de Provence Alpes Côte d'Azur, nous a quitté le 07 octobre 2008.

Eric AUNE, Trésorier du Comité Régional, lui rend hommage au nom de la famile du Canoë-Kayak.
La Fédération Française de Canoë-Kayak tient à témoigner toute sa sympathie et s’associe à l’émotion de sa famille, de ses proches et de toute l’équipe du Comité Régional.

Bernard,
Il n’est pas question pour moi de faire un quelconque historique des premières  réunions du boulevard Delfino dans les bureaux de l’USBTP,  jusqu’aux dernières rencontres dans une salle d’Aix en Provence, ni un soi-disant bilan de ton passage dans le monde du kayak. Ce serait bien trop réducteur au vue de ton investissement, de ton énergie et de l’amour que tu as fourni pour nous.
Que ce soit au COV, au département puis à la région, tu as su entreprendre. Entreprendre pour que notre sport soit reconnu, vu, et apprécié, pour que chaque kayakiste ou piroguier puisse s’épanouir dans son milieu quelque soit l’embarcation. Entreprendre pour que notre petite bande de bénévoles t’accompagne fidèlement, te recadre quelquefois et participe pleinement au projet. Entreprendre enfin pour que des professionnels voient le jour et grandissent au sein du comité.
Je pense que vous  êtes sûrement nombreux comme moi. Je suis entré dans ce monde atypique du kayak sous les ailes d’Etienne, où j’ai grandi et développé mes coups de pagaies sous les rythmes de sa guitare. Et c’est parce que le saxophone reprenait la mélodie, renvoyait le ton et continuait de m’enchanter que j’y suis resté. C’est bien parce que l’un portait le nez rouge et l’autre la salopette courte et le chapeau, que nous sommes aujourd’hui, sans jamais se prendre au sérieux, fier de tout ce que l’on a pu faire avec toi.
Il faudra être nombreux, soudés, et courageux pour poursuivre l’aventure et relever le défi  que tu nous as laissé. Il faudra surtout être présent auprès de Léonie, de tes enfants et de tes parents.  Mais ça les kayakistes savent très bien le faire. Et pour te prouver notre reconnaissance, c’est un olivier que nous t’apportons aujourd’hui. Nous le planterons tous ensemble pour qu’il puisse grandir sous le regard bienveillant de l’amour que nous te portons.
Il est coutume, dans le monde sportif, d’observer une minute de silence avant une compétition. Comme une minute me semble dérisoire et que les bonnes manières ne sont toujours pas de notre fait, je vous demande plutôt, la prochaine fois que vous embarquerez, de dédier vos premiers coups de pagaies à Bernard. Où que vous soyez, sur une rivière, un lac, ou en mer, la force et la finesse de vos trajectoires, seront alors bien plus représentatives de  l’immense respect et l’éternel amour que nous avons pour toi.
Salut Bernard, salut mon pote et encore merci.
                                                                                                          Eric Aune